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La rue Tiquetonne (XIVe siècle)

A l’angle de la rue Dussoubs

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La rue Tiquetonne, tronçon de l’ancienne rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur

Percée, au XIVe siècle, sur le tracé de l’ancienne muraille de Philippe-Auguste, la rue Tiquetonne se nomma d’abord « rue Denys-le-Coffrier ». C’est en 1868 qu’elle prit, avec une légère altération, le nom du fameux patissier-confiseur Rogier de Quiquetonne, dont la boutique attirait, vers 1339, une clientèle raffinée. Cette même année 1868, la rue Tiquetonne fut réunie à la rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur et relia, dès lors, la rue Saint-Denis à la rue Montmartre.

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L’enseigne « A L’ARBRE A LIEGE »

  Des maisons des XVIIe et XVIIIe siècles bordent la rue Tiquetonne, sur le tronçon de l’ancienne rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur, situé entre les rues Saint-Denis et Montorgueil. Au n°10, la façade de l’immeuble porte encore l’enseigne qui signalait peut-être, au XVIIe siècle, la boutique d’un fabriquant de bouchons.

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La maison de Gilles-Marie Oppenord

  La grande maison, située au n°13, fut édifiée dans le premier tiers du XVIIIe siècle. Gilles-Marie Oppenord (1672-1742), célèbre architecte et décorateur, qui reprit le chantier de l’église Saint-Sulpice au début du XVIIIe siècle, et Pierre Caqué (mort en 1767), lié à Oppenord, y vécurent successivement.

La façade sur rue, cantonnée de chaînages de refends, est large de cinq travées et comprend quatre niveaux. Elle s’articule autour d’une porte cochère, formant une travée en léger ressaut au rez-de-chaussée et à l’étage. L’encadrement à refends de la porte soutient un entablement, appuyé sur deux consoles, et présente un cartouche.

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Les baies du bel étage sont cintrées ; celle située au-dessus de la porte cochère est ornée d’un mascaron féminin souriant, placé sur un cartouche rocaille très découpé et agrémenté d’une guirlande de fleurs. Cette baie est en outre coiffée d’un entablement en forme de « chapeau de gendarme », porté par deux consoles.

Le pâté de maisons situé entre les rues Montorgueil et Saint-Denis, était occupé par l’Hôtel de Bourgogne, dont les terrains furent en partie lotis par François Ier, en 1543. Ce lotissement donna naissance à la rue Française, nommée successivement « rue de Bourgogne », puis « Neuve de Bourgogne », « Neuve Saint-François » et rue « Françoise », en souvenir de l’ancienne demeure, puis du roi de France.

Au XVIe siècle, une salle de spectacle s’implanta également sur un terrain de l’ancienne résidence, qui accueillit plusieurs troupes de comédiens itinérants, avec le privilège des représentations théâtrales profanes sur Paris. Le succès de cette salle de spectacle atteignit son apogée aux XVIIe et XVIIIe siècles. Abandonnée peu avant la chute de l’Ancien régime et transformée en halle aux grains, l’ancienne résidence des ducs de Bourgogne fut démolie lors du prolongement de la rue aux Ours (actuelle « rue Etienne-Marcel ») et du percement de la rue de Turbigo, en 1883. La rue Tiquetonne fut alors amputée de quelques mètres. Au n°20 de la rue Etienne-Marcel, la Tour Jean-Sans-Peur constitue l’ultime vestige de l’Hôtel de Bourgogne.

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