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La basilique Notre-Dame-des-Victoires (1629-1740)

Place des Petits-Pères

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La façade principale

C’est en 1628, à la suite du siège victorieux de La Rochelle, que Louis XIII décida la construction de l’église Notre-Dame-des-Victoires au bénéfice des Augustins déchaussés, dits les « Petits Pères ». L’architecte Pierre Le Muet se chargea de la construction de l’édifice, mais les travaux furent rapidement suspendus, avant de reprendre à partir de 1656, sous la direction de Libéral Bruant et de Gabriel Leduc.

En 1666, l’église fut en partie ouverte au culte, mais demeurait inachevée. Sylvain Cartault poursuivit les travaux entre 1737 et 1740 : il ajouta trois travées à la nef, éleva la façade et le portail actuels, construisit les voûtes et couvrit le carré de la croisée du transept d’une remarquable calotte sphérique.

nuées et angeltos

Le relief de la porte principale

La façade principale de Notre-Dame-des-Victoire est percée de trois portes, séparées de pilastres ioniques, qui supportent une corniche très saillante. La porte principale est surmontée d’un tympan, qui s’inscrit sous un arc en plein cintre, décoré de têtes de chérubins ailées entourant le symbole de la Trinité, sur un fond composée d’une nuée et d’un faisceau de rayons. Au-dessus, l’étage, resserré autour d’une grande fenêtre centrale, s’évase aux extrémités, qui servent de socle à deux pyramides tronquées.

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Le fronton couronnant la façade principale de Notre-Dame des Victoires

De part et d’autre de la grande fenêtre, des pilastres corinthiens soutiennent un fronton, dans lequel Charles Rebillé a sculpté l’écusson « ailé » aux armes de France, surmonté d’une couronne et entouré d’oriflammes. Le même sculpteur sculpta, entre 1737 et 1740, la Gloire ornant la coupole surplombant la croisée du transept.

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La nef

Notre-Dame-des-Victoire comprend une seule nef, bordée de chapelles latérales qui communiquent entre elles, un transept non saillant, et un chœur fermé en hémicycle.

De grandes arcades en plein cintre, cantonnées de pilastres ioniques, donnent accès à chaque chapelle, dont le mur du fond est occupé par un autel. Les chapelles du bas-côté gauche sont consacrées à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, à saint Jean l’Évangéliste, à la Sainte-Enfance et à Notre-Dame-des Douleurs.

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Le cénotaphe de Jean-Baptiste Lully

Depuis 1822, le cénotaphe du compositeur Jean-Baptiste Lully (1632-1687), dépouillé de son soubassement et d’une grande draperie surplombant les figures principales, domine le passage menant à la chapelle de Saint-Jean.

De la composition originelle, conservée par un dessin de Gaignières, nous pouvons encore voir le buste en bronze de Lully, sculpté par Jean Collignon (1667 ?-1725), d’après un modèle de Coysevox, au pied duquel sont assis les Génies de la Musique sacrée et de la Musique profane. De part et d’autre du sarcophage de marbre noir, se tiennent deux pleureuses, réalisées par Pierre Cotton, l’un des meilleurs élèves de Michel Anguier.

Les chapelles du bas-côté droit sont consacrées à saint Joseph, au Sacré-Cœur et à sainte Anne. Les bras du transept sont, à leur extrémité, occupés par deux grands autels : celui de gauche est consacré à saint Augustin ; celui de droite, à l’archiconfrérie de Notre-Dame-des-Victoires. Les statues de saint Augustin et de la Vierge à l’Enfant remplacent des statues plus anciennes, disparues à la Révolution.

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Le chœur de Notre-Dame-des-Victoires

Sept grands tableaux de Carle Vanloo (1705-1765) décorent le chœur de Notre-Dame-des-Victoires. Ils évoquent le vœu formulé par Louis XIII en remerciement de la naissance de son fils, Louis-Dieudonné. Par ce vœu, il déclara consacrer « sa personne, son État, sa couronne et ses sujets » à la Vierge et promit de renouveler son vœu tous les ans à la fête de l’Assomption.

Sur l’exemple de Louis XIII, les fidèles de la paroisse invoquent tout particulièrement la Vierge. Notre-Dame-des-Victoires, haut lieu de dévotion, est par ailleurs la seule église à Paris, dont les parois sont recouvertes de plusieurs milliers d’ex-voto en remerciement à la mère du Christ.         

Privée de ses Religieux à la Révolution, l’église devint Loterie nationale, puis Bourse des valeurs, avant d’être rendue au culte en 1809. En 1836, le Père Charles Desgenettes, qui officiait au sein de la paroisse, créa une association en l’honneur du Cœur immaculé de la Vierge. Élevée en archiconfrérie deux ans plus tard, l’un de ses buts premiers est encore aujourd’hui la conversion des pêcheurs.

Notre-Dame-des-Victoires traversa encore des moments difficiles dans la seconde moitié du XIXe siècle. En 1859, les bâtiments conventuels des religieux augustins furent détruits et l’église elle-même subit à nouveau pillages et saccages pendant la Commune de Paris. Depuis 1927, Notre-Dame-des-Victoires a le titre de basilique mineure.

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